Christianisme et Judaïsme

Comment en sommes-nous arrivé à reconnaître une évidence ? Le christianisme provient en effet d’un courant judaïque. C’est une évidence. Certes. Mais une évidence en ce qui concerne la lignée et la transmission effectuée depuis « l’élection-Abram ».

Or, pour d’autres raisons reconnues, il y a eu en (1965) la déclaration du concile vatican ii sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes – juifs, musulmans, hindous – et autres-religions. Cette déclaration utile et nécessaire comme le mentionnait le regretté cardinal « Jean-Louis Tauran ». Nous exposons, ci-dessous, les trois premiers paragraphes de la section 4 de la déclaration du Concile Vatic. II et concernant : 4. La religion juive.

«Nostra Ætate»

« Scrutant le mystère de l’Église, le saint Concile rappelle le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament à la lignée d’Abram.

L’Église du Christ, en effet, reconnaît que les prémices de sa foi et de son élection se trouvent, selon le mystère divin du salut, chez les patriarches, Moïse et les prophètes. Elle confesse que tous les fidèles du Christ, fils d’Abraham selon la foi [6], sont inclus dans la vocation de ce patriarche, et que le salut de l’Église est mystérieusement préfiguré dans la sortie du peuple élu hors de la terre de servitude. C’est pourquoi l’Église ne peut oublier qu’elle a reçu la révélation de l’Ancien Testament par ce peuple avec lequel Dieu, dans sa miséricorde indicible, a daigné conclure l’antique Alliance, et qu’elle se nourrit de la racine de l’olivier franc sur lequel ont été greffés les rameaux de l’olivier sauvage que sont les Gentils [7]. L’Église croit, en effet, que le Christ, notre paix, a réconcilié les Juifs et les Gentils par sa croix et en lui-même, des deux, a fait un seul [8].

L’Église a toujours devant les yeux les paroles de l’apôtre Paul sur ceux de sa race « à qui appartiennent l’adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses et les patriarches, et de qui est né, selon la chair, le Christ » (Rm 9, 4-5), le Fils de la Vierge Marie. Elle rappelle aussi que les Apôtres, fondements et colonnes de l’Église, sont nés du peuple juif, ainsi qu’un grand nombre des premiers disciples qui annoncèrent au monde l’Évangile du Christ. »

On reconnaît bien, là, le langage pompeux de l’Eglise Catholique. Tout ce cérémonial pour déclarer : le Fondement de l’Église du Christ repose sur la reconnaissance par l’Église de ladite révélation ou parole de Dieu transmise au peuple hébreu par l’intermédiaire d’Abraham « Premier Patriarche » avec lequel « Dieu » a conclu la Première Alliance.

différence entre christianisme et judaïsme

Un peu de bon sens. Que l’Église reconnaisse le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau-Testament à la lignée d’Abram tombe sous le sens ? Il n’est pas difficile d’admettre une évidence. L’Histoire suit son cours. Le Nouveau-Testament met en scène des juifs d’une nouvelle génération. Il n’y a rien de singulier à cela. Pour les juifs, il s’agit là, d’une simple continuité. Or, la singularité vient à compter de Jésus né juif pourtant ?

Le Christianisme serait-il issu du Judaïsme ?

Nous aurions tort de croire que le Christianisme prend ses racines dans le Judaïsme. Le Judaïsme est avant tout, la continuité de la religion exotérique d’origine hébraïque. Et, sur ce point essentiel, l’Église et sa « Nostra Ætate » – désolé pour le peu – semble être à côté de la plaque ! Voici, pourquoi.

Dans l’Ancien Testament, l’Éternel, selon Moïse, avait interdit l’observation du ciel, pour ne pas en percer les secrets cachés. C’est la raison pour laquelle la tradition juive voulait un dieu non identifiable, à l’inverse des Égyptiens, et du Christ futur. Mais n’oublions pas que Moïse avait été élevé chez les Égyptiens et qu’il connaissait toute leur mystique. Mais il ne dévoila rien de sa connaissance. Pourquoi ? Nous aurons l’occasion d’éclairer le sujet. Mais l’Eglise catholique chrétienne, qui est la représentante du Christ sur la terre est devenue dépendante volontairement de dogmes et de lois étrangères à sa véritable origine qui était avant tout christique.

D’ailleurs, le langage pompeux de l’Église chrétienne noie « Les Poissons ». Qu’entend l’Eglise, par : Jésus a réconcilié les Juifs et les Gentils à la suite de sa crucifixion et de sa Résurrection ? Les juifs attendent toujours leur Messie !

Pour ce qui est de Saint-Paul, l’Église, le place au-devant de la scène. Mais concernant la lignée des Apôtres, il est évident, qu’ils sont nés du peuple juif. Jésus aussi est né juif. Cela va de soi, puisque les Écritures annonçaient la venue du Sauveur.

Quel paradoxe ! Les juifs ont tendance à ranger volontiers Jésus dans leurs tablettes. Mais uniquement sous le critère « Hérédité ». Cependant, même si le lien hérédité tend à rapprocher en surface, ce n’est pas une raison pour déformer le sens et la vérité ? À notre époque, des rabbins n’hésitent pas à déclarer : Jésus a été circoncis selon la loi juive. Dans ce cas, à notre tour de déclarer : Ce n’est pas exact du tout. Oublieraient-ont les rois-mages ou les mages-rois ? D’ailleurs, les rois-mages sont-ils reconnu dans le Judaïsme ? Et pour cause!

Certains Grands Prêtres également l’ont reconnu lors du rituel de la circoncision puisque Joseph était issu de la lignée de David et lors des cérémonies propres à la naissance. Mais ce que ne savent peut-être pas les rabbins actuels et les autres. Ces Grands Prêtres – issu de la religion du Zoroastre chez les Mèdes et les Perses, voire religion Mithra – n’ont pas pratiqué ces rituels en faisant référence à une religion mais plutôt rapport à une vision personnelle du fait qu’ils avaient prophétisés la venue au monde d’un divin enfant ! Les mages étaient rois du ciel avant tout.

Il ne faudrait pas oublier non plus, quitte à se répéter. La loi de Moïse interdisait l’observation du ciel. Mais les rois-mages étaient indépendant et un peu en marge de la société, si l’on peut dire. Ils ne dépendaient pas directement de la loi de Moïse. La preuve, ils détenaient une connaissance en astronomie. De fait, ils purent interpréter des réalités à venir, et c’est sans doute ce qu’ils ont fait. Les rois mages se rendirent à Bethléem guidés par une étoile pour rendre hommage au roi des juifs – sembleraient-ont oublier – le Sauveur ! Jésus. Ce même Sauveur annoncé par les Écritures ! Par Isaïe un Prophète ! N’était-ce pas suffisant pour que le « peuple élu », le reconnaisse en tant que tel ! Vraiment, il y a, un non-sens et sur ce point. D’une part, dans la « Nostra Ætate » de l’Eglise, et d’autre part, dans les déclarations de rabbins juifs, concernant la circoncision de Jésus.

Mais voici, une précision qui pourrait être utile. Les rois-mages sont partis de l’Orient. Mais, tous n’étaient pas originaires du même endroit. Les Noms respectifs des rois mages leur fut attribuer plus tard. Selon « Jacobus de Voragine »* : « Le premier des Mages s’appelait Melchior, c’était un vieillard à cheveux blancs, à la longue barbe. Il offrit l’or au Seigneur comme à son roi, l’or signifiant la Royauté du Christ.

Le second, nommé Gaspard, jeune, sans barbe, rouge de couleur, offrit à Jésus, de l’encens, l’hommage à sa Divinité.

Le troisième, au visage noir, portant toute sa barbe, s’appelait Balthazar ; la myrrhe qui était entre ses mains rappelait que le Fils devait mourir ». Prochainement, nous essayerons de complémenter ces sujets.

*Jacques de Voragine était un chroniqueur italien du Moyen Âge, archevêque de Gênes et auteur de la Légende dorée, célèbre ouvrage racontant la vie d’un grand nombre de saints et saintes, martyrs chrétiens, ayant subi les persécutions des Romains. Source Wikipédia.

Les Religions annoncent la venue