L’appellation « judéo-chrétienne » semblerait inappropriée au christianisme et pourrait porter à confusion les mentalités humaines. Qu’en pensez-vous ? A notre avis, le christianisme dans son principe christique serait plus proche d’une culture égypto-chrétienne plutôt que d’une culture judéo-chrétienne. En fait, le christianisme serait très éloigné de la pensée judaïque pour les raisons suivantes.

Les juifs voulaient un dieu non identifiable comparativement à la religion égyptienne et comparativement à Jésus. N’oublions pas que Jésus a personnifié Dieu dans sa chair et il l’a Nommé Le Père dans les cieux. N’était-ce pas une manière d’identifier le non-identifiable ?

Le saviez-vous ?

Comme l’a exprimé en connaissance de cause « Christiane Desroche-Noblecourt » dans un ouvrage sur l’héritage culturel et spirituel de l’Egypte ancienne : « Contrairement à ce que nous répétons, nous ne vivons pas dans une culture judéo-chrétienne, mais égypto-chrétienne. Les Juifs et la Bible n’ont contribué en rien à l’édification du christianisme. Tout ce qu’ils nous ont légué leur venait des Egyptiens. »

A votre avis ?

Le christianisme est issu d’une culture judéo-chrétienne ?

Le christianisme est issu d’une culture égypto-chrétienne ?

Le judéo-christianisme, s’il s’agit bien du courant judéo-chrétien dont nous parlons ici, tire son origine des premières sectes ultérieures à la venue du messie au temps de Jacques frère de Jésus. Le judéo-christianisme demeura malgré tout judaïque puisqu’il associa des préceptes christiques et des lois juives. Néanmoins le judéo-christianisme se distingua au temps du judaïsme naissant ou pré-judaïsme. Nous y viendrons.

On ne peut pas dire que le judéo-christianisme a créé une séparation. Mais ce courant s’était singularisé. Par la suite, le judéo-christianisme s’amenuisa après la mort de Jacques lapidé sur l’ordre d’un Grand Prêtre du nom de « Anan ».

A notre époque, une diversité de courants religieux entretiennent plus ou moins une idéologie similaire déviation respective comprise. Par exemple, les églises réformées. Mais, c’est assez surprenant que des mouvements religieux respectent encore des lois relevant plus d’un judéo-hébraïsme ? Par exemple, l’Eglise du Dieu Vivant se définie ainsi : « Nous enseignons et pratiquons le christianisme originel tel qu’il fut enseigné et mis en pratique par Jésus-Christ et les premiers apôtres, y compris l’observance du sabbat du septième jour et des Jours saints annuels.» 

Bref. Après la vague « judéo-christianisme » initiale d’une très courte durée, quel courant mystique religieux perdura créant une séparation définitive d’avec le judaïsme ?

La Loi ancienne et la Loi nouvelle

Évangile selon Saint Matthieu : 5, 17. 48. La Loi ancienne et la Loi nouvelle : « N’allez pas croire que je sois venu abroger la Loi des Prophètes : je suis venu pour accomplir ».

Le verbe « accomplir » donne un sens différent à qui veut interpréter la venue de Jésus.  Pour notre part, on l’interprètera dans le sens d’une confirmation, d’une finalité, et d’un renouveau. Réfléchissons.

Si Jésus était venu pour sceller la Loi, telle qu’elle était, avant sa venue, sa mission divine sur terre n’aurait eu aucun sens ? Mais encore, elle n’aurait apporté aucune évolution à l’humanité et dans les consciences individuelles ? Souvenons-nous des anciens sacrifices exécutés au nom de l’Éternel ! Réalisons l’avancée effectuée grâce à Jésus. Et, de même, grâce aux apôtres.

L’enseignement de Jésus a été propagé aux quatre coins de la Terre et son enseignement a traversé les siècles. Au sixième siècles, l’Europe entière s’était déjà convertie au christianisme. Par ailleurs, des communautés chrétiennes et juives s’étendaient jusque dans la Péninsule d’Arabie.

Par la suite, grâce à l’édification des premières églises, le christianisme s’est répandu par toutes les nations et a franchi le seuil de deux millénaires jusqu’à notre époque. Le christianisme actuellement compte deux milliards de fidèles dans le monde. L’Islam, un milliard et demi de fidèles. Comparativement, le judaïsme compte une minorité de fidèles. Peut-être, parce que le judaïsme n’est pas à proprement parlé une religion ?

Mais le nouvel enseignement de Jésus a bien profité et participé à une évolution dans les mentalités humaines. Dans son principe, le christianisme certes a été « relayé » par les apôtres. Saint Paul, pour sa part a été un excellant divulgateur de la parole du Christ. Assurément, on peut dire que, Paul a su insister sur l’universalité du christianisme en faisant venir à lui – au christianisme – des gens d’origines diverses.

Christianisme séparation du Judaïsme

À partir de là, il y a eu, une séparation totale d’avec le judaïsme et une rupture avec les nombreuses pratiques qui allaient de pair. Par exemple la circoncision.

Le judaïsme est davantage un ensemble de pratiques, plutôt qu’une religion établie sur un dogme prédéfini. Un bon nombre de pratiques, de rites, comprenant celles liées à l’hygiène de vie sont empreintes de gestes appropriés un tantinet maniérés. Le christianisme allait couper court à ces « singeries » maniaqueries diraient certains ou superstitions. Le courant christique, indirectement, allait également séparer des récits légendaires ou très exagérés comme il y en a tant, dans l’Ancien Testament. Les six jours de la Création ; L’histoire de Noé avec le Déluge ; L’ouverture de la Mer Rouge avec Moïse. À propos de Moïse, on lui reconnaît un grand savoir du fait qu’il a été élevé chez les égyptiens d’après l’histoire biblique. Serait-ce par gratitude qu’il fit mourir des milliers d’hommes, ses demi-frères ?

Le chrétien et le laïque approuvent-t-ils l’acte de Moïse sous prétexte que cet acte a été commandé par Dieu ?

Le chrétien ressent-il une quelconque apparenté avec « Dieu » tel qu’il est décrit dans l’Ancien Testament ?

Le chrétien ou le chercheur approuve-t-il ce genre de récit ?

En principe, un Dieu d’Amour ne peut nullement être un Dieu des armées qui ordonne la mort ? A notre avis (Exode-4-14, 5-31) est un récit purement fantastique et fort improbable. Il s’agit des Égyptiens engloutis dans la Mer Rouge. Mais, si l’on réfléchit un peu, ne fallait-il pas donner une démesure au dieu d’Abraham ? Ce dieu, qui par la suite, devint impitoyable ? « Seigneur des armées » ! Un dieu qui n’hésite pas à menacer et à punir de mort, l’impie, le mécréant comme l’innocent ? Et, faute de ne pouvoir se représenter, ce dieu impartial, on n’a cessé, au fil des siècles, de lui attribuer des pouvoirs extraordinaires et similaires aux effets spéciaux des films fantastiques du XXI siècle.

Or, toutes ces légendes aussi invraisemblables les unes que les autres ont été prises volontairement ou involontairement comme des faits réels ! Pour que le peuple soumis à la Loi vive dans la crainte de la Puissance de Yahweh son Dieu.

Ouvrons une parenthèse. On apprend :

Jésus n’a jamais voulu libérer les hommes de la Loi !

Oublierait-on que Jésus a aboli des lois ?

Avant tout une précision : Les propos suivants pourraient heurter certains. Or, ce n’est pas intentionnel. Nous exposons simplement notre manière d’interpréter des faits. Débutons. Nous ne partageons pas l’avis de ceux qui prétendent que Jésus n’est pas venu abolir la Loi et les Prophètes. Les Prophètes sûrement non puisque Jésus s’y réfère. Aussi, dans l’Ancien Testament les Prophètes semblent avoir été placés sur un piédestal. Cependant, en ce qui concerne l’Avènement du Messie, seuls quelques Prophètes dont Jérémie et Daniel, en Israël, annoncèrent une naissance peu commune. De même, six cents ans avant Jésus, Isaïe un prophète annonça la venue du Messie : 7, 14. Le signe De l’Emmanuel : « C’est pourquoi le Seigneur même vous donnera un signe. Voici que la Vierge a conçu, et elle enfante un fils, et elle lui donne le nom d’Emmanuel. »

– Il y a aussi les prédictions de ceux qui ont accueillis la Vierge à Bethléem et non à Nazareth. A cette période pour des raisons de recensement décrété par Quirinius gouverneur de Syrie. Marie qui était enceinte partie avec Joseph en Judée. Ainsi Jésus vint au monde dans une crèche, une étable parce que aucune place n’était disponible pour eux dans l’hôtellerie. —

Poursuivons. En 1992, « Henry Mottu » – actuellement professeur honoraire de la Faculté de théologie à l’Université de Genève – écrivait, sans doute animé par de nobles raisons : « Jésus n’a jamais voulu soustraire les hommes de la Loi, ni les libérer de la Loi, mais les libérer pour la Loi en découvrant son sens. » … On demeure un peu dubitatif.

Oublierait-on que Jésus a aboli diverses lois établies depuis Moïse ?

Les preuves ? Les voici. Jésus s’adresse aux femmes et les laisse s’exprimer. De même la tradition Égyptienne vénérait la femme. Elle avait sa place dans les temples et officiait également. Comparativement, la tradition juive tolère la femme et ne lui accorde qu’un un rôle secondaire pour ne pas dire tertiaire. Jésus accomplit ses œuvres, même durant les jours de Sabbat. D’ailleurs, ses agissements révoltent les docteurs de la loi. Désormais, ils chercheront à le faire mourir. -Les termes Docteurs et Scribes sont propres à l’époque. – C’est ainsi que l’on nommait les détenteurs de la Loi. Jésus apporte également un onzième commandement. Évangile selon Saint Matthieu : 22 : Tu aimeras ton proche comme toi même.

– Chacun avons notre façon de voir, et pour le peu, nous avons exposé notre point de vue. Mais, pourrait-on encore penser que le christianisme serait le fruit d’une culture judéo-chrétienne ? –

Approfondir le sens des Écritures paraît Sage et raisonnable. De même se satisfaire des Écriture paraît Sage et raisonnable.

Cependant, l’évolution apportée par le Christ permettrait d’aller au-delà des idées reçues et souvent limitatives. Libre à soi. Mais dans la mesure où personne ne sait rien ou si peu ? A l’évidence, aucun peuple, aucune tradition ne détient la vérité sur Dieu ? Personne ne sait, ce qu’est Dieu ? Aucune tradition ne pourrait prétendre détenir la vérité sur Dieu ? De fait, les recherches sont ouvertes.

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