Sommes-nous stupides pour croire en la résurrection de la chair ?

Le corps du ressuscité n’est nullement réel au sens physiologique, même si les pères de l’Eglise chrétienne professent la résurrection de la chair en se basant sur le credo.

On parle en vain de Jésus Christ ressuscité. On émet des propos sur la résurrection de la chair. On se réfère au credo et on cite Tertullien. Mais qu’il s’agisse des pères de l’Église catholique, des théologiens, des écrivains, la plupart versé dans la religion et dans le christianisme semblent convaincus.

Mais ignore t’on que Jésus ressuscité apparut en esprit et non dans un corps réel ?

Par ailleurs, tout respect gardé. Le soit-disant apôtre saint Paul, sans savoir, mentionne un corps glorieux. Or, proche de soi, apprenons : en effet, le corps de Jésus ressuscité est glorieux. Mais ce corps n’a aucune consistance, il est non palpable, mais astral, fluidique, et intrinsèque à l’esprit.

Pourquoi n’envisageons-nous pas l’essentiel dans la résurrection de Jésus ?
Pourquoi ne nous posons-nous pas les bonnes questions ?

La plupart des débats ou dissertations sur le sujet tournent autour du pot et s’enlisent dans un matérialisme dénué d’inspiration. Le public, ignorant souvent ces domaines, et dépourvu de curiosité, assimile des inepties, répétées inlassablement par les uns et les autres sans savoir.

Mais plutôt que de suivre des débats à n’en plus finir, ou de lire des textes qui n’expliquent rien, posons-nous trois questions fondamentales.

Quelle est la composition du corps de résurrection ?
Comment expliquer la disparition de Jésus durant l’Ascension ?
Les apparitions du ressuscité relèvent-elles de l’esprit ou du corps ? Par ailleurs : avons-nous bien lu l’histoire de Thomas ?

– Ce qui suit, ne comprend pas, tous ceux, qui animés par la foi ou par des convictions personnelles trouvent leur suffisance, sans chercher à savoir, si le corps du ressuscité était physiologique ou astral. Car en définitif, cela n’a aucune importance. Mais ceux qui propagent leurs idées, même si elles sont basées sur les Ecritures, devraient peut être s’interroger, avant de faire partager leur lumière –

Une pensée commune semble raccorder les narrations.

Combien de commentateurs laïques et religieux, sans pour autant s’être concertés, accordent leurs violons pour dire : le corps de résurrection de Jésus est bien réel. Mais sur quoi se base t-on pour affirmer une telle stupidité ?

Cette projection et affirmation d’une résurrection de la chair est devenue au fil des siècles une certitude pour beaucoup. On en trouve des traces un peu partout. Actuellement, comme tant d’autres, Mgr Le Saux, explique : après la résurrection Jésus s’est manifesté réellement, son corps était réel.

C’est assez surprenant. Mais pas tant que cela. Depuis l’époque de La Renaissance, et même avant, les mentalités convergent dans un sens matérialiste. De ce fait, le mental collectif, à l’exception d’une minorité, ne comprenant pas les illuminés, rejoint dans ses déductions, une forme de pensée identique.

Où puise t-on l’idée saugrenue d’une résurrection de la chair ?

– L’étroitesse d’esprit n’arrangeant rien – la plupart des divulgateurs se basent d’une part, sur les écrits et les récits des pères de l’Eglise catholique, et d’autre part sur les évangiles, les actes des apôtres, et sur d’autres textes bibliques. Or, bien des textes, dans les évangiles, sont révélateurs. Le lecteur attentif pourrait en tirer des déductions moins terre à terre. Cependant, les commentateurs s’entendent pour dire à leur manière, le corps de résurrection est divin. Donc, unanimement on suppose un changement d’aspect dans le corps du ressuscité. Mais avec acharnement, on veut conserver en partie, les propriétés de l’ancien « Jésus-physique ». Serait-ce pour que perdure au-delà de la mort un peu de cette matérialité à laquelle on tient tant ?

Et pour donner du poids aux arguments, sans compréhension aucune on soutient : Jésus ne s’est pas manifesté non plus en esprit. Comment un esprit ne possédant pas de corps palpable, pourrait-il être touché ? Allusion faite à Thomas, qui aurait touché les plaies du Christ.

Est-ce là toute la clarté d’esprit dont disposent tous nos grands commentateurs religieux compris ?

Église catholique et Résurrection

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