Les Religions annoncent la venue de leur Sauveur.

Le messie, n’est-il pas venu ? Jésus, n’est-il point le messie ?

Marquons un temps de réflexion. Si l’on se donnait les moyens de réfléchir sciemment à la venue du messie ou d’un être hautement spiritualisé à plus ou moins long terme, en définitif on arriverait peut-être à ce genre de constat. Actuellement, la venue d’un « messie » ne serait pas spécialement au goût du jour, et pour une multitude de raisons.

A notre époque, les sociétés dites civilisées semblent plutôt environnées et influencées par un matérialisme croissant. A l’heure où la technologie apporte l’utile et le superflu comparativement aux siècles précédents, la voix d’un être spirituel porterait peu, tout-au-plus en vase clôt, et parmi des groupes de gens concernés et conditionnés à leur manière. Mais, la venue du messie pourrait laisser indifférent la plus grande partie de l’Humanité. En effet, les institutions, les gouvernements, les politiques, les différents courants de spiritualités, les idéologies variées, les nombreuses cultures, les divergences d’opinions, de moralités ne favoriseraient nullement la réceptivité. De même que l’accueil. De plus, les mentalités pour beaucoup ne répondraient pas forcément à l’appel. Les masses, quant à elles ne s’en soucieraient guère. Les temps actuels ne se prêteraient pas à la venue d’un être spirituel. D’ailleurs, il n’y a aucun signe présent dans le ciel ? Contrairement aux extrapolations faites sur ces sujets par des visionnaires voire des illuminés.

Qui serait le messie ?

Mais d’abord, qui serait le messie ? Comment et pour quelle raison viendrait-il, (-elle) ? Et, pourquoi pas au féminin ? Ne sommes-nous pas dans l’ère du Verseau à tendance féminine allant dans sa progression renverser le patriarcat traditionnel ?

A ce propos, en parlant de renversement, le pape François, de son vrai nom « Jorge Mario Bergoglio » s’investi depuis plusieurs années à une réformation de Vatican. Le pape François compte bien remettre de l’ordre au sein de Vatican dans la démesure qui l’habite. Libre était-il d’agir comme bon lui semblait, avant l’élection de François. C’est-à-dire, en toute impunité. Les réformes relevées par le pape François demeureraient toujours en gestation, (à l’heure où l’on écrivait ces lignes)[1]. Cependant, nous pensons que, dans sa détermination, le pape François tiendra bon jusqu’au bout. Poursuivons.

Le mot « Messie » est d’origine judaïque et signifie, celui qui est consacré durant le rite de l’onction pratiqué par un Prophète, (référence au Judaïsme). C’est un éveil de l’esprit. Le sujet deviens l’oins de Dieu. Mais, demandons-nous comment et pourquoi surviendrait un « Sauveur » ? Qui plus est « Sauveur » du monde ? Raisonnablement parlant, au regard du monde actuel et à venir cela demeurerait assez improbable.

[1] Le pape François – des réformes toujours en gestation

Qu’est-ce que la religion ?

La Religion dans sa vocation entretient une suprématie certaine sur les masses, les fidèles, et sur d’autres individus conditionnés à la Lettre par Elle.

Qu’en est-il des mystères célestes ? Paradoxe – La Religion ignorant tout du ciel seule en dispose à sa guise et les fait planer au-dessus de ses oyes quand bon lui semble. Après tout ? La religion ne gouverne-t-elle pas avec Majesté et Sagesse pour le Bien Spirituel des êtres ? Qu’importe si la religion a pour habitude de rabâcher inlassablement le prix du péché et la cause : « Adam et Eve », aux pauvres pommes que nous sommes !

Maitrise – La Religion enseigne, dirige et atteste selon les Écritures faisant Foi que les desseins de Dieu le Très-Haut comprennent la nécessite d’un « Sauveur ». En fait ? Un temp viendrait ou « l’Elu » s’incarnerait sur la terre, pour exercer « La Volonté Du Très-Haut » ! Afin d’éclairer, de purifier et d’unir l’Humanité en Dieu.

Diable ! Au train matérialiste où va le monde l’idée même pourrait apparaître un peu abracadabrante ! Non ?

Or, depuis « belle-lurette » l’idée était conçue. Preuves – Divers courants religieux et philosophiques annoncent la venue incessante de leur Avatar. Somme toute ? Qui est venu depuis le Christ ?

Raisonnablement – Dans ces troisièmes millénaires, au sein de quelle religion, il y aurait-il une quelconque probabilité pour qu’un « Sauveur » vienne incarner le divin sur la Terre ?

Les Écritures n’annonçaient-elles pas la venue du messie ?

D’après, l’Eglise catholique, Jésus est le messie annoncé par les Écritures, Isaïe. Mais, ce n’est pas l’avis de tous.

Le judaïsme ne reconnait pas en Jésus le messie annoncé par les Ecritures. Dans la Torah, la liste est longue stipulant les raisons de la non-messianité de Jésus. Mais, sans vouloir porter atteinte au Judaïsme, on constate que, ce dernier se base essentiellement sur les Écritures Hébraïques.

Pour le Judaïsme, les Écritures proviennent d’une inspiration divine. Qui plus est, de Dieu, lui-même. La Foi des hommes est une chose. La croyance est une autre chose.

Quand bien même, le messie annoncé par les Écritures ne remplissait pas les critères précités dans la Torah, de notre point de vue, on trouve assez déraisonnable d’appuyer des certitudes sur des écrits, réécrits maintes fois. Des écrits inspirés, c’est possible, mais transmis néanmoins à des hommes seulement, dont la finalité dépendit encore d’une interprétation humaine. Or, à l’époque babylonienne où fut rédiger le Pentateuque, l’influence et le climat politique qui y régnait, pu très bien porter à (faire) croire, que ces écrits provenaient de « Yahweh » ?

Toutefois, on pourrait s’étonner de la non-reconnaissance du Verbe fait chair, en la personne de Jésus ? Serait-ce, de cette manière, que l’on serait propice à une inspiration supérieure ?

Qu’une élite d’hommes dit-éclairés aient préféré attester de la parole de Dieu sous une forme de pensée (écrite) aux dépends de Jésus venu parmi les siens incarner « Dieu » vivant, laisse pantois ?

D’ailleurs, à compter d’Abram, rares devaient-ils être ceux qui étaient réellement inspirés. Le déroulement de l’histoire biblique d’Israël témoigne d’elle-même. Mais à posteriori, on a pu trouver opportun, de dire sous une forme de révélation que l’épopée du peuple hébreu relevait directement de la participation de Yahweh ?

Par ailleurs, concernant ceux qui s’improvisent les portes paroles, d’une parole à demie comprise affirmant que, Jésus est venu pour confirmer la loi de la Torah ? Ces derniers, n’ont sans doute pas dut étudier en profondeur l’enseignement de Jésus, pas plus que, Jésus lui-même. Cela, aurait permis peut-être de faire ressortir le sens du verset ? Au lieu, de propager des idées arrêtées, ne dépassant guère le bout du nez.

Maintenant, soit-dit en passant, à quel Isaïe ou Esaïe se réfère-t-on, (il y en a eu trois, et à des époques différentes), pour réfuter la messianité de Jésus, et affirmer, qu’il ne répondait pas aux critères mentionnés par Isaïe ?  Trois « Isaïe » à des époques différentes ? Tous trois des prophètes ? C’est un peu gros, non ? A moins, qu’on est voulu confondre les trois en un personnage. Le néophyte n’y voyant que du feu ?

Toujours est-il, même si Jésus n’a pas été reconnu comme étant le messie annoncé par les Écritures Hébraïques, on pourrait dire, la venue de Jésus, parmi les judéens ses frères, a renforcé, sous toutes ses formes, le devenir du Judaïsme. On s’attend à recevoir une pluie d’opprobres.

Mieux encore. Afin d’exaucer, la volonté de Saint Paul, qu’elle chérie tant, l’Eglise chrétienne a pris une décision fort déraisonnable. En effet, l’Eglise catholique et chrétienne a attelé l’Ancien Testament au Nouveau Testament. Ainsi, l’Église chrétienne a renforcée l’Alliance établie par « Dieu » à Abram. Le premier homme, à ne croire, qu’en un seul Dieu. La boucle est bouclée.

Le Verbe fait chair

Or, le Verbe fait chair, que l’Eglise représente, en la personne physique de Jésus, loin de réfuter la loi et les prophètes, il est vrai, s’en écarte néanmoins pour accomplir la volonté du Très-Haut ou selon son expression, le « Père dans les cieux ». Jésus, annonçait aux foules un nouvel enseignement. Il va sans dire, Jésus ne pouvait pas être le bienvenu parmi les siens. D’ailleurs, à combien d’occasions, ne dit-il pas « Afin que les Écritures s’accomplissent ? » De plus, Jésus parle ouvertement de Dieu et cherche à le représenter, à travers un « Père » dans les cieux.

Comparativement, le Judaïsme ne nomme point « Yahweh » surtout en vain. Il ne cherche pas non plus à l’identifier. De fait, même aux antipodes de la pensée judaïque, la venue de Jésus a renforcée non seulement le Judaïsme naissant, précisément, durant l’exil babylonien, et perdurant jusqu’à la destruction du second temple. Mais le nouvel enseignement de Jésus allait par la suite créer une séparation totale, d’avec le Judaïsme, d’avec ses coutumes et d’avec ses nombreuses lois. Parmi toutes ces lois, les commandements transmis à Moïse demeurent les plus universels. Pour le reste, la Torah totalise pas moins de 634 commandements. Mais, tous ne concernent que la pensée et la croyance Judaïque.

Aux dix commandements transmis à Moïse, Jésus a ajouté un onzième commandement : « Tu aimeras ton proche comme toi-même. »

Les causes du rejet de Jésus sont un problème crucial opposant Judaïsme et Christianisme. Mais, quelles sont les raisons, qui ont poussées les judéens à rejeter Jésus ?

Nous ne manquerons pas d’y répondre prochainement en présentant : Jésus dans le Talmud.

Mais, nous ne réfléchissons pas assez. Voici en peu de mots l’essentiel à savoir.

Quand bien même, Jésus est venu confirmer, en partie, la loi de la Torah. Il est venu également pour créer un nouvel enseignement. Car, si la loi avait été parfaite, il n’y aurait pas eu besoin, à ce que,les Écritures annoncent un Sauveur ?

Bien sûr, notre point de vue ne serait guère partagé par le judaïsme. Puisque du début, Jésus, selon la Torah, ne remplissait pas les conditions énumérées dans la Bible Hébraïque. C’est la raison pour laquelle, Jésus n’a pas été reconnu comme étant le messie. D’après les judéens, (juifs actuels), et sur ce point, on ne saurait leur donner tort, la traduction de la Bible n’est pas exacte. C’est vrai. Mais, la version de la Torah concerne le Judaïsme et ne regarde que Lui. Tout cela semble bien compliqué. Plus encore, avec l’Eglise catholique. Là, tout s’embrouille. Voyons pourquoi ?

D’une part, l’Eglise catholique reconnaissant son appartenance avec les Patriarches et les Prophètes « Nostra Aetat » authentifie l’Ancien Testament depuis l’Alliance établie avec Abram et les Patriarches. D’autre part, le Judaïsme estimant la traduction de la Bible Chrétienne, non-conforme avec les Écritures Hébraïques, rejette l’Ancien Testament des chrétiens. Vous suivez ? Le Judaïsme conteste, d’une part, la traduction de la Bible chrétienne, (Saint Jérôme), sur laquelle repose le fondement de l’Église catholique représentante du Christ, rejeté également par le judaïsme. Et d’autre part, le Judaïsme ne retient pas non plus, nombre de textes choisis par l’Eglise catholique et formant l’Ancien Testament qu’Elle a nommé ainsi, c’est aussi la Bible chrétienne. Ainsi, avec une grosse « cerise sur le gâteau » ! l’Église chrétienne avec sa « Nostra Ætate » renforce le Judaïsme !

Il n’empêche, dans le courant de l’ère du Verseau, certaines traditions seront progressivement reléguées à un passé révolu. Hormis, un temps peut-être, principalement pour les retardataires et les conservateurs. Mais tout change inexorablement.

L’imprégnation christique, quant à elle, contribuera pour les siècles des siècles, à une évolution cultuelle et spirituelle, et ce, même hors croyance et religion. On ne s’en rend pas compte. Par la suite, le culte solaire arriverait lui aussi à son achèvement. D’ailleurs, d’un point de vue astronomique, c’est en cours, puisque le point vernal est entré dans le signe du Verseau, marquant une nouvelle Ère.

Qu’importe, si les religions changent ? La voie est ouverte… Il ne s’agit plus de donner raison ou tort aux Ecritures ? Jésus a incarné le Verbe ! La preuve, son enseignement terrestre et céleste relevant d’une toute autre dimension révèle ce qui est au-delà des Écritures. Et, par ailleurs, côté science, au-delà du big-bang.

Le Sermon sur La Montagne