Les religions personnifieraient-elles Dieu à leur ressemblance ?

Dans son principe d’unicité Dieu « père-et-mère » à la fois est neutre. Or, les religions ne tendraient-elles pas à personnifier Dieu à leur ressemblance ?

Le blog que vous visitez à ce jour suit une trajectoire qui lui est propre et en accord avec le Ciel. Comme vous le découvrirez bien assez tôt, le ciel est l’élément principal rythmant les Ères successives. Le ciel révèle les tendances les courant de spiritualités et le culte pratiqué. Il en garde la trace. Or, ces indices dévoilés par le ciel semblent être ignorés ainsi que des spécialistes de la Bible.

Avant de retrouver la suite de notre article, débutons ici un avant-propos. Nous ne doutons pas de l’authenticité des Saintes-Écritures, mais la raison guidant oblige d’éclairer les recherches. Nous ne mettons pas en doute la Foi des Hébreux, des Juifs et des Musulmans. Les Écritures les concernent. Mais les Écritures concernent également la voie christique.

De fait, sans témoigner nécessairement d’une forme de sectarisme, car nombreux courants religieux existent, la voie christique nous a semblé plus adaptée à la pensée occidentale. D’une part, la nouvelle alliance apportée par Jésus permet une évolution non seulement morale et spirituelle, mais également cultuelle et culturelle, et ce, même à mesure que les religions changent. Nous verrons peut-être cela, plus en détail. Et d’autre part, la nouvelle alliance permet d’appréhender une vérité vraie sur ce Dieu d’origine. En effet, Jésus est le premier à avoir identifier « Dieu » en lui, puisqu’il ne fit qu’Un avec « Lui ». Et, il est le premier à l’avoir nommé, puisqu’il l’a appelé le « Père » dans les cieux. C’est une évolution.

Attention ! Nul ne prétend que le message contenu dans la tradition du christianisme soit le seul et unique savoir ou bien l’unique voie. Mais les faits de miracles et de résurrection de Jésus sont insolites dans l’Histoire de l’Humanité.

Nous le répétons, la tradition du christianisme ne détient pas l’unique connaissance, mais celle-ci aurait peut-être été plus adaptée à la pensée occidentale si l’Eglise l’avait traitée dans son ensemble. Ce qui ne semble guère avoir été le cas.

Comparativement, la voie du Judaïsme est différente. Les juifs voulaient un Dieu innommable (le moins possible) et surtout non identifiable. Selon les Ecritures hébraïques, le peuple élu par « Yahweh » demeure toujours dans l’attente de son Messiah, (Messie). Mais, à notre époque ? La venue du Messiah, aurait-elle encore un sens ? Les temps prophétiques sont accomplis ?

De notre point de vue, l’attente des juifs au sens concret est vaine et pour diverses raisons. Brièvement, exposons l’une d’entre elles. La plus évidente. Les juifs n’ayant point participé à l’évolution apportée par le Christ, demeurent dans un état d’esprit assez semblable à celui d’autrefois. Leur profonde dévotion à Yahweh en témoigne. De même, leur rigueur à appliquer scrupuleusement et à la lettre les Ecritures, (Torah), renseigne de surcroît sur leur propre avancée mentale et spirituelle. Cependant, à notre époque, la venue du Messiah ne cadrerait plus avec les Ecritures hébraïques. En effet, pourquoi « Eli » viendrait-il ? Pour les délivrer de qui ? Et de quoi ? Quand bien même n’ont-ils point reconnu « Eli » en Jésus, actuellement les juifs ne sont pas sous la domination des Romains ? Le temps est révolu. Cette simple constatation changerait la donne et prouverait que les Ecritures Hébraïques ne cadreraient plus vraiment avec les réalités présentes. Bien entendu, c’est une des raisons.  Car, le Judaïsme attend bien plus encore de son Messiah.

A cet effet, ouvrons une petite parenthèse : Le Judaïsme, se réfère uniquement aux Écritures Hébraïques. De fait, selon la version authentique des Ecritures, et par opposition aux textes choisis par l’Église catholique et traduits par Saint-Jérôme, jugés non-authentiques, il en ressort que le Judaïsme, lui, demeure dans l’attente de son Messie. En effet, selon une prophétie mentionnée par « Flavius Josèphe » le Mashia’h, (Messie), avant d’entrer à Jérusalem, se rendra d’abord, au mont des Oliviers, dans le plus grand cimetière juif au monde pour ressusciter les morts. Là, se trouvent nombreux et célèbres personnages bibliques. – On comprendra d’où provient la croyance en la résurrection des morts, (Crédo), adoptée par l’Eglise catholique et véhiculée grâce ou à cause de Saint-Paul. –

D’ailleurs, bien avant l’incarnation de Jésus les juifs croyaient à la résurrection de la chair à la fin des temps. Job précise : « Le jour viendra où dans ma propre chair, je verrai Dieu mon Rédempteur… Je garde en moi cette ferme espérance. A nouveau je vivrai dans mon corps, etc.. ». Influence Saducéenne ? Essénienne ?

Toujours est-il, Jésus de son temps enseigna aux saducéens que la résurrection ne comprenait pas le corps palpable comme Job semblait l’entendre. Mais plutôt le corps spirituel. C’est une des raisons qui empêcherait de concevoir “deux natures” sans opposition en Jésus, voire plus loin dans ce sujet.

Aussi, face à des croyances quasiment opposées entre Judaïsme et Christianisme, on pourrait se demander, comment les Pères de l’Église Catholique ont-ils pu autant se fourvoyer ?

C’est pourquoi, le judaïsme entretient avant tout une idéologie ancestrale et une vérité qui est sienne. Le christianisme entretenait encore, jusqu’à la fin du Moyen-Âge, une idéologie christique. Et, l’Islamisme à sa manière idéalise sa propre vision. Pour l’Islam, il est dit : « Dieu est trop glorieux pour avoir un fils ». Les musulmans eux-aussi sont dans l’attente de leur « Sauveur ». Voire dans ce blog Les religions annoncent la venue

A notre époque, la plupart des religions attendent leur Avatar. Concernant le Christ, visitez si vous le voulez : Le retour de Jésus.

Dans la pensée judaïque, « Yahweh » est la voie de son espérance. Son Salut. Certes, c’est le même Dieu pour les chrétiens et les musulmans. Mais, sous des aspects différents. La venue du Messie avec Jésus en témoigne. De même les Ecritures. Il est, celui qu’on a livré pour qu’il soit mis à mort, puis crucifié. Il est le Christ ressuscité d’entre les morts. Le « Fils de Dieu ». Or, ce n’est pas l’avis de tous. D’ailleurs, à ce propos, il y a un non-sens et une contradiction de la part de ceux qui ont refusé de le reconnaître. Serait-ce par ignorance, peur, orgueil, fierté ? Ou tout simplement parce que ce Jésus ne correspondait pas à leur attente ?

Jean, 10.31-38 : « 31Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres pour le lapider. 32Jésus leur dit : Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres venant de mon Père : pour laquelle me lapidez-vous ? 33Les Juifs lui répondirent : Ce n’est point pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu. 34Jésus leur répondit : N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? 35Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l’Ecriture ne peut être anéantie, 36celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous lui dites : Tu blasphèmes ! Et cela parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu. 37Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas. 38Mais si je les fais, quand même vous ne me croyez point, croyez à ces œuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père. »

Les déclarations de Jésus à l’intention des docteurs de la loi juive sont nombreuses dans la Bible. Or, la plupart d’entre eux, les savants juifs de l’époque, ont prouvé une chose. La petitesse d’esprit les animant pour n’avoir pas pu deviner le «Personnage-Jésus» leur tenant tête. Jésus instruisait mentalement et spirituellement et à différents degrés les foules. De leur côté, les savants juifs n’étaient pas en reste. Leur lettrisme aidant, les rendaient supérieurs aux yeux du commun des mortels et les plaçaient seuls intermédiaires entre « Yahweh » et le peuple ignorant. Cependant, le verbe exercé des savants juifs, gardiens de la loi juive, n’a nullement contribué à leur élévation d’esprit puisqu’ils n’ont pas su reconnaître l’Envoyé de Dieu en la personne physique de Jésus. On pourrait citer d’autres exemples. Mais trop point n’en faut.

Revenons un temp soit peu sur la divinité de Jésus. Le refus de croire en Jésus physique à l’émanation de « Dieu » en lui, soulève une contradiction autant chez les juifs que chez les musulmans. En fait, si les juifs et les musulmans croyaient réellement aux Prophètes, ils auraient cru en la nature divine de Jésus ne faisant qu’Un avec Dieu le « Père » dans les cieux. Brièvement. Le Père, de même que le Fils sont une métaphore sur un plan matériel. Cela, signifie le corporel et l’incarnation. Mais, sur un plan supérieur le Père qui est aussi Dieu vivant en le Fils corporel tel le Jésus physique est avant tout sur un plan originel (un) pure Esprit. Pour faciliter l’entendement. Il fallait bien que Jésus se réfère à quelque chose d’identifiable en soi ? Lui permettant comme à chacun de remonter du visible à l’invisible afin d’établir un lien intime avec Dieu. Le père terrestre est bien reconnaissable au sein de la famille ? De même, le Père céleste était reconnaissable en le Jésus-Physique.

La venue de Jésus a concouru à une évolution pour une part et pour les siècles des siècles. Il est le premier à avoir apporter la notion du baptême dans l’Esprit Saint. Fallait-il qu’il soit indissociable d’un pure Esprit, pour ce faire ? Par analogie, cela révèle le Père dans les cieux, forme adoptée par Jésus, comme le Fils incarnant sur la Terre Dieu vivant. Mais, poursuivons. Voici justement Jésus, mu par l’Esprit, s’adressant aux savants juifs de l’époque.

Jean, 5.45-47 : « 45 Ne pensez pas que moi je vous accuserai devant le Père ; celui qui vous accuse, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.

46 Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi.

47 Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? »

Approfondissons un peu pour cerner une contradiction de part et d’autre. Les musulmans ne peuvent concevoir l’union de deux natures en Jésus, à savoir, la nature divine et la nature humaine. Dans cette optique, l’incompréhension s’installe. Le doute demeure et la réflexion atteignant ses limites fait place à un rejet systématique. Or, le concept musulman révèle cependant l’impossibilité de tout un chacun à entrevoir une autre réalité et une autre nature que la sienne sur un plan matériel. C’est un fait, les croyants, croient. Mais, le plus souvent, la croyance porte à croire, sans chercher à savoir. Certes, chercher « midi à quatorze heure » n’est pas une obligation. Mais cela aiderait à comprendre justement.

Chaque être ou presque a une parcelle divine en lui, latente, et dépendant de divers facteurs inhérents à l’hérédité et à la destinée individuelle. Durant l’existence, cette parcelle ou encore, cet apport divin, croît ou décroît progressivement selon le mode de vie, et selon les pensées, les paroles, et les actes. Nous apporterons peut-être plus amples informations sur ces sujets. Mais, brièvement, voici le résultat d’une singulière observation, il est vrai, guère à la portée de tous. Selon Maurice Guinguand : « l’esprit (à prendre) au sens « d’une animation divine » descend dans le fœtus de la femme enceinte 222 jours avant la naissance. » De fait, selon l’auteur, la lumière serait déjà dans la matière. De fait, la nature divine serait en l’homme.

Voici un autre exemple : Tout au long de sa vie l’homme est sans cesse tiraillé entre un haut et un bas. Beaucoup s’adonnent au niveau bas car il est le plus accessible. Sans aprioris, on retrouve chez des gens lettrés, bien que l’intellect aspire vers le haut, des pensées tirant vers le bas. De cette manière, l’intellect (matérialiste) prédomine, privant l’individu de l’apport divin qui lui aurait permis de pressentir ce qui le dépasse physiquement.

Pour en revenir à la pensée musulmane et à l’impossibilité à concevoir l’union de deux natures divine et humaine (sans opposition) en Jésus… La tendance ancestrale donc affirmée témoignerait d’un enracinement de la pensée, plutôt que d’une élévation de celle-ci. Pour sa part, le Judaïsme, ne conçoit pas plus, l’union de deux natures en Jésus. Or, si l’esprit est lié à la matière et en principe en chaque être. Alors, combien plus en Jésus fait homme ?

Le cas du Christ est exceptionnel. Il a incarné le Verbe parmi les hommes, les femmes et les petits enfants. Devant ce constat, on pourrait se demander encore : Qui, a eu, dans l’Histoire de l’Humanité un destin semblable, voire surpassant celui de Jésus-Christ ? En fait, la question porte à la réflexion, si peu, que n’intervienne de trop l’intellect, utile, pour estimer à un degré moindre de la nature humaine, la nature réelle de Jésus. En effet, en ce qui concerne l’esprit animant la personne de Jésus, comment ne pas le situer sur un plan supérieur ? A ce stade, n’y aurait-il alors qu’un pas à franchir ? Pour approcher la divinité et pressentir le « Fils de Dieu » ?

…Aussi, une autre question irait de pair. Au regard de ce « Dieu » d’origine « père-et-mère » à la fois, infini et incommensurable dont la Création et les univers visibles à venir et ceux invisibles, témoignent sans cesse de « Lui », « Yahweh », le Dieu de l’Ancien Testament ne serait-il pas un aspect seulement de la vérité vraie sur ce Dieu d’origine ?

D’ailleurs, à titre réductif, n’avons-nous jamais pensé que Dieu dans l’Ancien Testament, faisait du parti prix ? Dieu semble avoir jeté son dévolu sur le peuple d’Israël. Il l’a promue au rang d’élu. Le Dieu de l’Ancien Testament pourrait sembler sectaire, étranger et à la ressemblance de ses dirigeants.

Or, les Écritures, renseigneraient-elles sur la nature de Dieu ? En fait, on a aucune idée, sur ce que pourrait-être Dieu ? Ce qui est certain, c’est que Dieu n’est pas limitatif, ni aux Ecritures, ni aux Religions. Dans ce cas, qui est le Dieu de l’Ancien Testament ? D’où vient l’idée du dieu unique ? L’idée, du Dieu unique serait-elle née spontanément d’un courant de Foi ? D’une idéologie remaniée maintes fois et à tendances misogynes ?

Bien des révisions s’imposeraient. L’idée du dieu unique est propre à la religion exotérique d’origine hébraïque. À compter du Judaïsme, le féminin disparaît. Seul un dieu unique, mâle, célibataire et puissant apparaît. Ainsi naquit le dieu d’Israël. Le Dieu unique. Or, en remontant le courant des millénaires nous retrouvons le même dieu avec sa compagne. Et plus récemment, aux environs du VI e siècle, à l’époque de l’Exil jusqu’à l’ère chrétienne, on retrouve à Babylone l’esquisse d’un monothéisme à venir, avec un dieu au-dessus de tous les autres dieux. Un dieu ô combien inspirateur…

La crucifixion de Jésus au mont du Calvaire