Comment le ciel participe d’un devenir que nous modelons pour que naissent les religions.

Il serait très difficile, voire impossible, de préciser le point de départ d’un culte, car il faudrait détenir une connaissance totale de tous les courants idéologiques qui ont évolué au cours de plusieurs millénaires, et tenir compte également du fait que les premiers ont été transmis oralement sans laisser de preuves tangibles. On ne peut rien découvrir ni expliquer, en ce qui concerne les civilisations passées, si on ne fait pas référence au ciel, mais il faut encore que ces dernières s’en soient inspirées pour établir leur mystique.

C’est pourquoi, il n’y a aucune trace ou vestige de la connaissance des Hébreux. Ils n’ont laissé que ce qui fut par la suite transcrit en des livres ou messages dont on ne peut établir une datation qu’en fonction des probabilités historiques contenues dans « Le Livre Des Rois ».

Concernant l’origine christique, on pourra se demander s’il y a raison de compliquer les choses. Elle débute avec le Christ et voilà tout ! D’un point de vue historique et biblique, cela ne fait aucun doute. Cependant nous aurions tort de croire que le Judaïsme en est la source, puisque celui-ci est avant tout la continuité de la religion exotérique d’origine hébraïque. Dans l’Ancien Testament, l’Eternel, selon Moïse, avait interdit l’observation du ciel, pour ne pas en percer les secrets cachés. C’est la raison pour laquelle la tradition juive voulait un dieu non identifiable, à l’inverse des Egyptiens. Mais n’oublions pas qe Moïse avait été élevé chez eux et connaissait toute leur mystique, mais il ne dévoila rien de sa connaissance. Pourquoi ? CECI EST UN POINT TRES IMPORTANT que nous ne manquerons pas d’éclaircir.

Plus tard, l’Ancien Testament fut raccroché au Nouveau Testament par Saint-Paul. Et l’Eglise qui vénère ce dernier fit en sorte d’appliquer à la lettre les anciennes lois de Moïse, qui interdisaient de scruter le ciel. Or cette interdiction n’était qu’une loi humaine. Elle n’émanait pas du « Très-Haut » : l’Eternel.

Les Dravidiens

En remontant le fil des millénaires, nous découvrons les Dravidiens. Ils se référaient déjà à la voûte céleste, en gravant sur la pierre, les rudiments de leurs premières observations. Race vivant en Inde et au Ceylan, plusieurs millénaires avant les Egyptiens, (probablement 8 è millénaires av. notre ère). Maurice Guinguand avait étudié leur linguistique et découvert qu’elle était basée sur des phonèmes découlant pour la plupart, d’observations astronomiqes. Dans cette peuplade importante, les forgerons et les fondeurs y étaient déjà considérés comme des demi-dieux. C’est donc qu’ils avaient une notion du céleste et du supposé plan métaphysique.

Nous sommes remontés assez loin, bien qu’il y ait des traces plus lointaines encore, comme celles de Lascaux, afin d’établir le point de départ d’une idéologie solaire, qui allait devenir réalité, grâce au Verbe se faisant chair. Courant bénéfique de pensées, imprégnant inconsciemment de ses prières, des ses souhaits, de ses attentes, un plan supérieur et non terrestre pour que se manifeste un jour « Un envoyé » ? Et ce fut un Christ, en la personne de Jésus, qui vint s’incarner sur la terre, comme pour répondre à cet appel, justement lorsque le soleil entrait dans la constellation des Poissons, débutant une nouvelle ère. Une nouvelle voie.

– Mais pour toute chose, il faut du temps, rien ne vient d’un seul coup ! C’est pourquoi une incarnation terrrestre nous semble un peu courte pour tout comprendre. Et encore, si en soi se contient le programme qui nous pousse à chercher à comprendre. Car en tant qu’êtres humains, nous sommes tous égaux, mais chacun dépend d’une trajectoire qui inclut une origine individuelle et une fin individuelle. Sinon nous serions stationnaires. C’est à dire, tous au même niveau –

Poursuivons ; C’est sur les rives d’Asie Mineure, lors de fouilles de Troie par Dortfeld, que fut découverte, à Dardanié, une petite pièce de poterie. Elle fut désignée sous le nom de Cadran de Dardanié et se trouve au musée d’histoire ancienne de Berlin où elle figure sous le n : 2426. Représentant un cadran céleste, (illustration 1).

— Maurice Guinguand l’a détaillé ainsi dans son ouvrage * ; « Ce serait donc notre actuelle constellation du lion devant laquelle se lève le soleil au mois d’août, mais qui à cette époque ancienne devait être connue sous l’appellation de Grand Cerf, plus normale pour les populations originaires d’Europe. Son appellation du Lion peut être vraisemblablement d’origine africaine ou orientale et provenir d’Egypte ou de Mésopotamie ».

Cadran-céleste-Dardanié-Tout-Savoir-sur-Jésus-Christ
(illustration 1)

Le Calandrier de Dardanié et Le Principe Géométrique.

Par la superposition du principe géométrique que nous avons défini, ce disque prend une signification eloquente. C’est comme si le schéma invisible qui avait présidé à son exécution. Il y a cinq mille ans, se remettait à vivre.

Nous retrouvons sur ce Cadran céleste, et selon le principe de la véritable quadrature du cercle, retrouvée, et démontrée par Maurice Guinguand, (illustration 1), la représentation de certaines constellations dont l’étoile Aldébaran du Taureau symbole du printemps. Nous remarquerons plus tard ce même symbolisme dans les cathédrales romanes en les Quatre évangélistes munis d’ailes qui entourent le Christ en Gloire. Ce Cadran céleste détermine également le régime des éclipses, sur 18 ans et 11 jours. Les mésopotamiens l’appelaient le Saros, comptant 43 éclipses de soleil et 28 de lune.

Obscurantisme de l’Eglise

De plus, selon Maurice Guinguand : « ce Cadran céleste précise la relation solaire et lunaire rapport à l’étoile Regulus du Grand Cerf déterminant un temps stellaire de 1460 à 1470 ans. Ce serait donc la période pendant laquelle une étoile, visible sous un certain angle par rapport à la position du soleil, à son lever printanier, pourrait servir de point fixe d’observation. C’est de cette terre que 3000 ans plus tard, pour le moins, sont partis, guidés par une étoile, les Rois Mages allant saluer à Bethléem la naissance du signe Christique ». Plus tard les Egyptiens de la IVe dynastie déterminèrent cette même période de 1470 ans, pour observer Shotis, l’étoile d’Isis. Ainsi, en suivant strictement les textes, on constate que la religion chrétienne est restée dans l’obscurantisme près d’un millénaire, malgré l’incarnation de Jésus qui promulgua un nouvel enseignement issu d’un ancien culte, dont peu firent le lien avec la religion de Mithra.

Ce n’est qu’en 1054, qu’un réveil eut lieu, lorsque apparut dans la constellation du Taureau une supernovae, et – comme nous l’avons mentionné en page d’accueil – l’Eglise de Byzance se sépara de l’Eglise de Rome, voulant demeurer orthodoxe, laissant l’Eglise de Rome, voguer de sa seule initiative, sans s’occuper du ciel.

Concernant l’étoile de 1054 ; Quel fut le signal ou l’avertissement céleste dont eut connaissance Byzance sans que Rome s’en aperçût, à l’exception de quelques occidentaux ? Quels furent ces privilégiés ? Des bâtisseurs évidemment !

En 1054, une étoile devint tellement brillante, environ 200 à 300 fois son intensité habituelle, qu’elle était visible en plein jour. – Maurice Guinguand précise qu’il s’agit de 62 périodes de 17 ans après Jésus-Christ. – Les astronomes chinois en font état dans leurs rapports, et ils la situèrent dans la constellation du Taureau. En Europe il était interdit par l’Eglise de chercher à sonder les mystères du ciel. Par contre, afin d’orienter les églises, cathédrales ou cloîtres, les bâtisseurs l’observaient vaille que vaille. Les moines furent certainement avisés, et avec eux leurs supérieurs hiérarchiques, de ce phénomène céleste que nous appellerions aujourd’hui, une supernova. Mais d’un point de vue ésotérique et mythique cela pouvait être d’une certaine importance. Rappelons nous que les imagiers romans figuraient le « Christ-soleil » entouré de ses constellations évangéliques.

Maurice Guinguand explique : « Par correspondance, c’est bien Saint Luc, qui bénéficie de cette amplitude céleste et idéologique. C’est ainsi que pour observer depuis l’intérieur des édifices cette constellation et surtout: Aldébaran, l’œil du taureau, on inventa: l’œil-de-bœuf architectural. Cette connaissance, occultée bien entendu, permettait de nouvelles directions opératrices. Ce savoir spécial fut appelé: « savoir de saint Guillaume ».

Religions Lunaires et Solaires

Nous voici munis d’un indice: le taureau. Celui-ci permettra d’identifier certaines traditions qui le prirent à témoin pour exprimer un culte solaire. Car il y a religions solaires et religions lunaires. Certaines civilisations se sont basées sur la rotation de la lune et son cycle de 28 jours, et 13 cycles en 364 jours, ce qui n’empêche pas de se référer aux 12 signes zodiacaux, que définit le soleil sur la terre. C’est ce qui a fait la prédominance d’une croyance mythique, plus portée sur la Vierge et la sensibilité féminine, que sur la vitalité solaire qui semble secondaire.

Les divinités féminines sont primordiales dans les religions d’Orient comme le Brahmanisme, et la Vierge dans l’Islamisme, plutôt que le soleil ou Jésus dans le Christianisme. Jésus s’identifiant au soleil d’un point de vue astronomique ; point vernal débutant une nouvelle ère, celle des Poissons. Et d’un point de vue verbal : Il dit être ; « La Lumière du Monde » (ou encore) : « Je suis la Lumière, Je suis la Vie ». Allusion au soleil, répandant la vie sur la terre.

Avant de nous mettre sur la piste d’un taureau ou d’un boeuf, faisons le lien avec la naissance du divin enfant dans une grotte, appelée à tort ; crèche. N’y avait-il pas de ces animaux ? Et dans le ciel une étoile annonciatrice, guidant les Rois Mages ?

Les premières religions, fondées sur un culte solaire et vital, se développèrent sur l’idéalisation du soleil et les dieux naquirent des positions solaires : Extrait du livre : Le Berceau des Cathédrales, Maurice Guinguand. Au début, l’objet du sacrifice, indispensable à la translation de l’idéal mystique par le geste rituel fut l’animal qui incarnait à la fois l’idée symbolique et mâle. Le Taureau fut choisi.

La Grèce phare de la non-connaissance

Nombreux sont les récits légendaires qui foisonnent dans la mythologie grecque avec pour support le soleil et le taureau. Toutefois en passant et au risque de déplaire à beaucoup, la Grèce n’est pas comme on le suppose, le phare de la connaissance, mais il serait hors sujet d’en débattre présentement ainsi que d’exposer les différents mythes solaires qui lui ont échu.

A titre indicatif, pour ceux qui voudront vérifier la validité de ce que nous avançons, bien des écris témoignent, comme Thésée qui est le même héros solaire que Jésus ou que l’Esus celte. Zeus le dieu solaire était également, ce taureau, lorsque le point vernal se situait en Taureau dans le zodiaque des constellations. De même ; Jason, chef des Argonautes montés sur le navire Argo, alla conquérir La Toison d’Or en un temps où le point vernal se situait en Bélier, Samson le Juge des hébreux, réputé pour sa force surhumaine. Plus tard dans la légende médiévale du Saint Graal nous découvrons un singulier chevalier qui partit en quête du Graal.

En étudiant ces légendes et il y en a bien d’autres, on comprendra pourquoi l’astre solaire de vie, fut successivement accompagné d’un Taureau, d’un Bélier, puis des Poissons avec Jésus ; le futur Christ !

– Pour synthétiser le sujet que nous venons d’exposer, rapportons un extrait du livre : Mystérieuses Cathédrales de Maurice Guinguand. C’est limpide ; Qu’il faille parcourir un dédale sur le sol avant de trouver et « tuer », c’est-à-dire dépasser le Minotaure, pour se voir secouru par un fil d’Ariane isiaque, ou s’interroger dans les méandres du moi intime avant de se sentir pénétré de la lumière d’un Tout ou d’un dieu Thot à tête « d’Iris » ou bien rejoindre l’Esprit Saint à corps de colombe, le chemin est le même si telle est l’interrogation. Dans toute demande active ou passive, seule l’intention compte, l’essentiel est d’oublier le taureau de la terre, revêtir un autre costume de lumière et rejoindre le taureau ailé dans l’arène de notre esprit. –

Apis et Osiris

La religion égyptienne a détenu des vérités essentielles, venues d’Orient, car n’oublions pas au tout début, Knout, déesse de la terre partie en Inde pour ramener deux Boeufs, Osiris et Apis qui sont devenus les éléments primordiaux du savoir Egyptiens. Un mythe, s’expliquant ainsi, extrait de Mystérieuses Cathédrales, par M. Guinguand : Quand le soleil commençait à se lever en Taureau, Atoum, pour la première fois s’en fut en Inde et ramena deux boeufs. L’un se nommait Apis et l’autre Osiris. Tous deux témoignaient de la même idée théologique conforme à la doctrine des prêtres égyptiens et, avec une légère variante, à celle des prêtres phéniciens. Cette légende confirme une indication précieuse. Elle confirme que les civilisations naissantes sont toujours parties vers l’est, le soleil levant, pour y puiser la source de leur mythologie et la base de leur cosmogonie, avant de se diriger vers l’ouest, vers la phase finale de leur évolution. Il n’en fut pas autrement tout au long des âges. Deux boeufs sacrés sont donc arrivés en Egypte au début d’une période nouvelle. Apis, le Taureau, est l’incarnation du dieu Phtat qui est lui-même la divinisation du signe constellaire appelé à recevoir le soleil en son front. C’est pourquoi Apis fut représenté avec un disque solaire entre les deux cornes ; Osiris, l’autre boeuf, est la divinisation de l’aspect constellaire que prend le soleil. Osiris est lui-même le soleil. Apis et Osiris figurent une même identité sous deux aspects. L’un est une localisation, alors que l’autre représente un état. Apis offre son palais printanier à son hôte, Osiris. –

Aaron et Moïse

Nous venons d’esquisser l’ère du Taureau dont le mythe d’Osiris et Apis. Leur histoire imprégna les siècles jusqu’au début de l’ère des Poissons. Entre les deux ères, (Taureau et Poissons), nous allons découvrir l’ère du Bélier avec le frère de Moïse : Aaron qui était lévite. Acceptant de satisfaire la demande des hébreux qui lui réclamèrent un nouveau dieu, il dressa un veau d’or, rendant ainsi hommage au soleil. Consciemment ou inconsciemment ? Divinité que Moïse, comme nous le verrons, ne voulut pas reconnaître. Dans l’immédiat, jetons un coup d’œil sur la quatrième dynastie d’Egypte qui sut extraire du ciel, et bien sûre du soleil, tout son lucide savoir.

La quatrième dynastie Egypte

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