Quel est le lien entre Sumer, Jésus et Henoch ? Pour savoir, nous survolons d’une part, « Le mensonge universel », par Pierre Jovanović (2007),  Et, d’autre part le livre d’Henoch banni de la Bible. Concernant le premier ? Ce dernier enfonce le clou. Que l’auteur ne nous porte pas grief pour ce qui suit.

Ancien journaliste durant trente ans, « Pierre jovanovic », accoutumé sans doute aux nouvelles qui font sensation, éclaire de ses lumières la Genèse. Certes, l’auteur n’a pas inventé la poudre. Mais au moins, il dit haut et fort, ce qui est tue, depuis près d’un siècle, y compris par l’Église chrétienne. Les nombreuses similitudes qu’il rapporte avec des textes sumériens, antérieurs à la Genèse, portent l’auteur aux nues. On reconnaît que le chercheur ou l’écrivain approchant une vérité puisse se sentir porter par sa découverte. C’est un peu la pièce manquante d’un puzzle apportant l’euphorie du moment et la satisfaction de pouvoir contempler l’entièreté d’une scène. Du moins en apparence. Mais « Le mensonge universel » apporte plus encore. C’est un feu d’artifice pétaradant dans tous les sens du terme. Apparemment l’auteur, n’hésite pas à établir des correspondances avec Saint-Jean, la Vierge, et il semble axé sur la sexualité. En effet, les ébats amoureux sont exposés sans vergogne dans le mythe « Enki et Ninhursag (1) ». D’ailleurs, l’écrivain « Grandpierre Véronique » semble avoir partagé le même et vif intérêt (2). Pour l’auteur, Pierre Jovanovic, la genèse sumérienne, n’est ni plus, ni moins, qu’une histoire de sexe et d’inceste qui se termine bien, comparativement à la Genèse biblique, qui se termine mal.

De notre point de vue, la plupart des écrivains versés dans ces thématiques apparaissent dans de larges rayons aux registres étroits. Et, à quelques variantes près, ils interprètent littéralement les récits imagés retraçant l’histoire qui a trait aux anciennes civilisations. Ces histoires peuvent relater le quotidien, le nécessaire, la guerre. Comme l’amour et la sexualité dans le mythe « Enki et Ninhursag. On doit reconnaître que Sumer et les civilisations sumériennes sont à la une. Les cultures sumériennes n’ont cessées d’alimenter l’imagination déjà bien débordante de nombreux écrivains bercés par de douces illusions. Par ailleurs, « Les Esséniens » et l’amalgame fait avec Jésus, nous le devons grâce encore à des écrivains inspirés. Aussi, la Genèse n’a pas fait exception à la règle. Or, qu’on se le dise. Ces récits sont avant tout des textes de Sagesse. Plus ou moins éclairés…

Qui plus est, ces récits ont des origines diverses et certains font référence au ciel. Comme le livre d’Henoch, à sa manière. Livre méconnu et ignoré volontairement, puisque le concile de Laodicée en 364 après J.C., jugea hérétiques les écrits d’Henoch. Le livre fut retiré de la Bible.

(1) Mythes Sumériens sur la création de l’homme, nommés « Enki et Ninhursag ». Ces textes Sumériens sous formes de tablettes d’argiles en caractères cunéiformes datent de 3 300 ans av. Jésus-Christ. Elles ont été découvertes au XX e siècles. En effet, ces textes sumériens ont sûrement dû inspirer les rédacteurs de la Genèse Biblique. Il suffit de lire ces textes qui ont été traduits depuis, pour reconnaître par soi-même, des frappantes similitudes.

(2) Grandpierre Véronique : « Sexe et amour de Sumer à Babylone » Broché – 1 mars 2012.

Le livre d’Henoch

Chapitre 3 : « 1. Tous ceux qui habitent dans les cieux savent ce qui se passe là-bas.

  1. Ils savent que les globes célestes qui nous illuminent ne changent point leur voie ; que chacun d’eux se lève et se couche régulièrement, dans le temps qui lui est propre, sans jamais transgresser les ordres qu’il a reçus. Ils regardent la terre, et soudain ils connaissent tout ce qui s’y passe depuis le commencement jusqu’à la fin.

3. Ils voient que chacune des créations de Dieu suit invariablement la voie qui lui est tracée. Ils voient l’été et l’hiver ; ils voient que toute la terre est remplie d’eau, et que les nuages, les vapeurs et la pluie en rafraîchissent la température. »

Dans sa forme, l’extrait du livre d’Henoch est très rudimentaire. Mais, l’auteur(s) fait référence à un plan supérieur, cieux, à un plan inférieur, ciel, et à tout ce qu’il l’entoure, nature et éléments compris.

Comparativement, la Bible et plus particulièrement, l’Ancien Testament, se garde bien de nommer les astres « soleil-lune ». Pour une bonne raison, lire ci-après, l’extrait de « Walter Vogels ». Extrait du livre « Nos origines ».

Sans perdre le fil avec le livre d’Henoch… Le texte de « Walter Vogels » décrit « Yahweh », le Dieu d’Israël, mais également, le créateur de l’univers. De fait, ce dieu surpasse tous les autres dieux, y compris le dieu Mardouk(1). Voici ce que l’on en pense. A ces époques, les dieux participaient directement à presque toutes les activités de la vie. Combien plus aux guerres. De cette manière, on pouvait imaginer ou projeter un scénario dans lequel « Yahweh » permettait à « Mardouk » de gagner la guerre ? Or, Yahweh avait-il rompu sa promesse ? En effet, après le temple détruit, la terre conquise, le monarque détrôné, le peuple juif dû éprouver un sentiment d’abandon total ? Yahweh avait-il perdu la guerre contre le dieu des Babyloniens ? Certes, oui. L’histoire biblique confirme l’Histoire et par là même sa propre assertion.

Walter Vogels(2) : « Certains auteurs suggèrent que Génèse 1 est un récit polémique, écrit en opposition à certains récits babyloniens de création que les Israelites ont dû entendre de leurs voisins. Plusieurs peuples de la région adoraient le soleil et la lune comme des divinités. Le texte biblique par contre insiste sur le fait qu’ils sont des créatures créées par Dieu ; il omet même leur nom et les appelle simplement « les deux luminaires majeurs » (1,16). »

(1) Du fait de la destruction du Temple de Jérusalem, la tendance de l’époque pu porter à considérer Mardouk, le dieu des Babyloniens surpassant Yahweh.

(2) Walter Vogels : « Nos origines : Genèse 1-11 » (1992)

Concile de Laodicée

Pour en revenir au livre d’Henoch. Ce livre fut proscrit de la Bible, notamment, à cause du chapitre 6 de la Genèse. La version de l’auteur scandalisa les Pères de l’Eglise. On ne peut leur donner tort. Mais pour des raisons différentes des leurs. Nous y viendrons peut-être. En effet, Henoch ou les co-auteurs du livre, décrivent une révolte des anges contre Dieu et à la suite de laquelle, les anges s’incorporent dans la matière, pour connaître, au sens noble du terme, les femmes des hommes. – Un peu « och-choc », tout de même ? – Eh bien, le chapitre 6 du livre d’Henoch a inspiré un bon nombre d’illuminés. De même, et surtout à notre époque.

Un peu d’histoire ? Après le vote de concile de Laodicée en 364 après J.C., le livre d’Henoch passa sous silence durant plus d’un millénaire. Par la suite, le livre fût redécouvert en Ethiopie au XVIIIe siècle. Puis, un siècle plus tard, on traduisit le livre et on nota des passages du Nouveau-Testament. Le verdict tomba : c’est un faux ! Or, l’imagination des uns, fit le bonheur des autres… Lors de la découverte des manuscrits de Qumrân(1), furent découverts également : « Autre grand type d’écrits des rives de la mer Morte : les textes parabibliques, dits « apocryphes ». On a notamment découvert le Livre d’Hénoch, une grande apocalypse juive qui n’était connue que dans des versions éthiopienne et grecque. »

Depuis ces découvertes, plus de doute. Le livre d’Henoch a été authentifié et daté, entre 300 et moins 200 avant J.C. Certains, ont été jusqu’à affirmer que le livre d’Henoch a inspiré le Christ et son enseignement et de fait, les Quatre Evangiles. Il va sans dire que ceux qui avancent pareilles sornettes ont sans doute une quelconque apparenté avec les auteurs inspirés. Principalement les auteurs à tendances psychotypes omnibulés par les Esséniens ! D’ailleurs, on ne croit pas si bien dire, nos illuminés parviennent à établir des liens directs avec Jésus, Henoch et les Esséniens. Littéralement parlant ou bibliquement on pourrait en effet retrouver des similitudes avec Jésus et Henoch. Puisque la croyance populaire, sans chercher à comprendre, interprète au pied de la lettre la montée au ciel de Jésus. De fait, comme pour Jésus, Henoch fut élevé au ciel. Or, combien parlent à tort et à travers ? Les auteurs de l’ouvrage : « Le livre des secrets d’Henoch » commenté par Pierre Jovanovic, ne sont pas en reste. Le lecteur pourrait penser qu’on a une dent contre l’auteur ? Pas le moins du monde. Mais tant que seront échafaudées des hypothèses basées sur un raisonnement cartésien, d’autres réalités échapperont à notre contrôle. Certes, toutes ces découvertes sont profitables à qui sait en user pour éclairer le chemin. Mais, dans le cas contraire, à quoi bon l’obscurcir ? Dommage que ces découvertes profitent de trop à ceux qui semblent être dignes de l’expression de Saint-Matthieu, (chap.7, verset 6) : « ne jetez pas vos perles devant les pourceaux… ». Dans certains domaines, l’occasion ne fait pas toujours le larron. Sinon pour un temp.

A présent, et pour en finir avec Henoch, sachez que son livre renferme des récits « extraordinaires » et très prisés par les illuminés.  Un petit aperçu ?

Chute des anges, accouplement avec les femmes terrestres, procréation de géants qui engendreront par la suite des maux sur la Terre, etc.

Nous n’avons pas estimé nécessaire d’approfondir le livre d’Henoch. Pour le reste, il demeure « Le livre des secrets d’Henoch » mentionné ci-dessus. Et, faute de ne rien révéler ? Au moins, il y a, à boire et à manger.

(1) Katell Berthelot, spécialiste du judaïsme antique (codirige) la publication bilingue de la bibliothèque de Qumrân. Le 12/04/2010.

Quand bien même la Genèse …

Malgré l’apport d’une imposante documentation, la plupart des écrivains modernes omettent des réalités insoupçonnées. Expliquons brièvement. En effet, Pierre Jovanovic est dans le vrai. Mais comme ses confrères, l’auteur attache énormément d’importance à la lettre. Or, voici, une pièce insoupçonnée d’un puzzle avoisinant le vrai plutôt que le vraisemblable. Arrimez-vous !

Quand bien même la Genèse se rapporte à des textes sumériens qui ont pu être transformé à la guise des rédacteurs de la Bible ?

Quand bien même les célèbres personnages bibliques d’Abram et de Moïse n’auraient jamais existé ? Eh bien ? L’aboutissement aurait été identique !

Les premiers livres de la Bible, la Genèse, l’Exode, ont influencé durant des siècles le peuple judéen autoproclamé (par l’histoire biblique) « élu » de « Yahweh » ; « Dieu ». La mystique du peuple hébreu, juif par la suite, fondée avec Abram (père d’une multitude), puis scellée avec Moïse, est la pierre d’angle de la religion hébraïque et même des trois grandes religions monothéistes. Cependant, et c’est à savoir, aucun récit contemporain dans le Proche-Orient ancien vient corroborer ou réfuter les épopées, telle la sortie d’Égypte, etc. Seule la Bible atteste de tous ces événements. Eh bien ?

Même, si aucune source antique ne fait référence à Moïse ni à l’Exode ? Même, si la Genèse aurait été en partie copiée ? Elle était prédestinée à servir de réceptacle mythique à la religion hébraïque. Ses origines se perdent dans l’antique Israël. Or, rien de ce qui était prévu, ne pouvait pas, ne pas arriver.

Certes, la croyance hébraïque pourrait être prise comme une dictature relevant uniquement de Yahweh ? C’est possible. La croyance pourrait paraître très exagérée, voire invraisemblable, compte tenu de la parole démesurée de « Yahweh ». Mais cette croyance est la leur ! Depuis 4000 ans, diraient certains autres exercés à la démesure ! C’était l’avis de « David Ben Gourion », homme politique israélien (1886-1973) et Premier ministre d’Israël.

En vérité ! La Genèse exprime des réalités célestes à demi-révélées. Selon l’entendement de tout un chacun les récits se voilent ou se dévoilent à travers une diversité d’auteurs appartenant à des époques différentes. Les réalités célestes contenue dans la Genèse sont inabordables au commun des mortels. Au mieux, ces réalités ont été abordées au premier degré d’une réalité toute relative uniquement. Ces mêmes réalités échappent encore à la majorité des écrivains modernes. Or, malgré des récits empruntés, pis encore, malgré des textes à tendances misogynes, le ciel en a gardé la trace. C’est à peine croyable. Et pourtant ? Dans son principe, (tronqué), pourrait-on dire, la Genèse va à l’encontre de la femme et ses récits conditionnent l’homme. On ne peut, que déplorer ce genre d’endoctrinement, et pour cause ? Les récits ont été pris au pied de la lettre. Quand bien même, les récits relèveraient-ils directement de « Yahweh » Dieu ?

Par exemple, Genèse, 3-16 : « À la femme il dit : je multiplierai tes souffrances, et spécialement celles de ta grossesse ; tu enfanteras des fils dans la douleur ; ton désir se portera vers ton mari, et il dominera sur toi. »

– C’est absurde ? Mais la sentence énoncée par Dieu ne s’arrête pas là. La sentence s’adresse à tout le petit monde du Jardin d’Eden : femme, homme et serpent. Ah ! Lala ! Prise au pied de la lettre, la Genèse est incompréhensive. Cependant, la Genèse est le fondement de la croyance judéenne. Nous verrons cela d’un peu plus près, peut-être, et sous un regard autre que critique.

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